Longtemps méconnue voire taboue, la douance, comme certains l’appellent, fait depuis une vingtaine d’années, l’objet de nombreuses recherches et les livres sur le sujet ne se comptent plus.

Le manque de terme (exact, non culpabilisant ou stigmatisant) pour désigner ces personnes atypiques est bien un symptôme du malaise que le sujet provoque encore souvent.

  • EIP, pour « Enfant intellectuellement précoce » Cette désignation, aujourd’hui encore terme officiel en France, est parfaitement erroné. Il laisse en effet penser qu’il ne s’agirait que d’une avance, que les autres enfants rattraperont tôt ou tard. Les EIP devenus adultes, tout comme ceux qui les fréquentent, savent pertinemment que ces différences de fonctionnement ne disparaissent pas avec l’âge, qu’elles sont intrinsèques et permanentes.
  • HP, pour « Haut Potentiel ». Cette dénomination peut mettre la pression à l’enfant et même avoir une connotation très culpabilisante pour l’adulte qui se découvre HP. En effet, que penser de soi-même si on n’a rien fait de ce potentiel que l’on dit haut ?
  • « Surdoué ». Ce terme utilisé dans les écoles pendant des années, véhicule à lui seul tous les clichés de « petit génie », de « je-sais-tout ». Il laisse entendre que l’enfant serait « plus » que les autres, ce qui ne simplifie pas ses relations sociales déjà souvent tumultueuses.
  • HQI, pour « haut quotient intellectuel ». Plus factuelle, cette appellation n’en est pas moins largement réductrice : il y a tellement plus de spécificités inclues dans le concept que l’on cherche à décrire que ce simple nombre.

A la base métaphore de Jeanne Siaud-Facchin, le terme « zèbre » a rapidement été adopté par beaucoup de personnes concernées, que ce soient des parents d’enfants dits jusque-là surdoués ou précoces, par les zèbres eux-mêmes ou par ceux qui les accompagnent.
L’explication se trouve dans le livre « L’enfant surdoué » : « Le zèbre, cet animal différent, cet équidé qui est le seul que l’homme ne peut pas apprivoiser, qui se distingue nettement des autres dans la savane tout en utilisant ses rayures pour se dissimuler, qui a un besoin des autres pour vivre et prend un soin très important de ses petits, qui est tellement différent tout en étant pareil. Et puis, comme nos empreintes digitales, les rayures des zèbres sont uniques et leur permettent de se reconnaître entre eux. Chaque zèbre est différent. Et n’a-t-on pas l’habitude de parler d’un drôle de zèbre pour désigner un individu original, peu banal ? »
Nous emploierons ici le terme de zèbre pour désigner toute personne présentant une personnalité singulière, un mode de pensée atypique (on parle entre autres d’arborescence), une certaine forme d’hypersensibilité et un QI élevé (en général supérieur à 130 sur l’échelle de Wechsler).

Parent d’un petit zèbre, zèbre vous-même, vous êtes sur un chemin passionnant mais pas toujours aisé. Face à certaines difficultés, il vous arrive peut-être d’avoir besoin d’être accompagnés ou soutenus. Voici quelques domaines que nous pourrions travailler ensemble.

S’il y a un aspect dans lequel le petit zèbre est effectivement précoce, c’est la lucidité. Et cette lucidité peut s’avérer très encombrante, voire handicapante.
D’une part elle confronte l’enfant, parfois très jeune, à des prises de conscience que son développement émotionnel n’est pas à même de gérer. Entre autres exemples potentiellement anxiogènes, citons la finitude de sa vie, les inégalités de nos société, l’absurdité d’une vie faite d’école (où parfois il s’ennuie, se sent en décalage, ne comprend ni ne se sent compris par les autres, …) suivie d’un monde du travail qui ne le fait pas rêver, …
D’autre part, comme l’a écrit Victor Cherbuliez, « Les grandes intelligences sont plus affligées de leur ignorance qu’heureuses de leur savoir ». Le petit zèbre échappe rarement à la règle : il sait surtout tout ce qu’il ne sait pas. S’il a de grandes capacités dans de nombreux domaines, il arrive fréquemment que cet enfant ait l’un ou l’autre points plus faibles. Même plus élevée ou dans la moyenne des enfants de son âge, cette compétence, nettement moins forte que les autres, lui apparait comme dramatiquement basse. Il se sent nul, incapable, … La confiance en soi, l’estime de soi, en pleine construction sont alors mise à mal.

Un travail de (re)connaissance et acceptation de soi peut être salutaire. Je propose d’aider à découvrir ses forces et ses faiblesses, à prendre conscience de ce qui différencie des autres mais également de tous les points communs avec les pairs. Cela permet de connaitre sa juste valeur, de prendre confiance en soi et de développer une saine estime de soi.
Contactez-moi pour définir ensemble ce que je peux faire pour vous !

Si certains adoptent une attitude très docile en classe, le parcours scolaire est parfois pénible pour de nombreux zèbres. Une autre métaphore est celle de l’albatros (celui du poème Baudelaire). Ce « roi de l’azur » dont « ses ailes de géant l’empêche de marcher », provoque l’amusement et les railleries des « hommes d’équipage » quand il est « posé sur les planches »..
A l’école, certaines tâches, simples pour les enfants de son âge, paraissent insurmontables à celui qui, par ailleurs, présente d’impressionnantes aptitudes dans d’autre domaines. On entend parfois : « Il est capable de calculer mentalement avec de très grands nombres mais ne peut retenir ni tables de multiplication ni un poème de 10 lignes ». Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas de mauvaise volonté. Très à cheval sur le sens des mots, l’enfant ne comprend pas toujours ce qui est attendu et il arrive que son cerveau, malgré lui, refuse des tâches trop peu stimulantes ou sans intérêt apparent.

Je vous propose d’aider l’enfant à comprendre comment fonctionne son cerveau et lui permettre de se sentir mieux dans un système scolaire qui ne lui est pas forcément adapté. Il s’agit de redonner du sens aux apprentissages et de découvrir des stratégies simples mais efficaces pour apprendre mieux et plus vite.

Cet accompagnement peut se faire sous forme de coaching scolaire ou de participation à un atelier « coffre à outils » pour le primaire ou le secondaire.
Contactez-moi pour définir ensemble la meilleure formule pour votre enfant !

La vie sociale du zèbre, petit ou grand, est rarement un long fleuve tranquille.
D’un naturel hypersensible, le zèbre est facilement envahi pas ses émotions et a un grand besoin de reconnaissance. Bien qu’il semble souvent la chercher, il souffre donc tout particulièrement de la solitude et de l’exclusion.
Dans la cour de récréation, le petit zèbre se sent parfois bien seul. Sa différence peut évidemment provoquer un certain rejet de la part des autres mais c’est aussi souvent lui qui se met à l’écart ou ne sait comment s’y prendre. Il peut se sentir en profond décalage face à ces enfants qui lui ressemblent mais dont il ne partage pas les centres d’intérêt, dont il ne comprend pas les préoccupations et qui, à l’inverse, ne peuvent que difficilement concevoir ce qui l’inquiète ou le passionne.
Souvent inconscient de ce que son propre fonctionnement a d’inhabituel, l’enfant atypique n’arrive pas à décoder celui des autres et se montre alors maladroit ou se place volontairement en retrait pour ne pas se mettre en danger.
Il arrive aussi fréquemment qu’il se retranche dans un monde imaginaire, dans lequel il se sent bien mais qui le tient à distance des autres dont il a, comme tout autre être humain, un grand besoin.

En commençant par une meilleure connaissance de soi-même, je propose de développer ses compétences sociales, d’apprendre à comprendre les autres et à apprivoiser ses émotions souvent débordantes. Il est alors possible de trouver ses propres stratégies pour améliorer ses relations avec les autres en général et les pairs en particulier.

Contactez-moi pour déterminer ce dont vous avez besoin !

La présence d’un ou plusieurs zèbres dans la famille, bien que très enrichissante, n’est pas toujours simple à gérer.
Au sein d’une fratrie ou d’une famille, l’équilibre peut être perturbé par la présence d’un enfant atypique… ou plusieurs. Encore plus que dans n’importe quelle famille, il n’est pas toujours évident que chacun trouve sa place et soit respecté dans sa singularité, tout en restant l’harmonie avec les autres.
De plus, il n’est pas rare que des parents, à qui on annonce la douance de leur enfant, se reconnaissent dans ce qui leur est décrit. Le « diagnostique » posé sur leur enfant peut alors être une révélation et entrainer une relecture totale de le leur vie. Très aidant pour certain, le choc n’est cependant pas toujours facilement digéré.
A l’inverse, certains parents éprouvent beaucoup de difficultés à comprendre comment leur enfant fonctionne.
Il peut également s’avérer ardu de fixer un cadre pour ce jeune qui en a bien besoin mais se montre très fort quand il s’agit d’en tester les bornes et de le remettre en question.

La participation à un des ateliers de Faber et Mazlish peut donner des pistes au parent soucieux d’accompagner son enfant et/ou la fratrie avec bienveillance.

Dans le cas où la famille éprouve des difficultés à gérer la différence, à communiquer ou à trouver son équilibre, le coaching familial peut aider à fixer des objectifs et à les atteindre ensemble.
Je peux aussi vous offrir, en individuel, un espace pour déposer vos doutes, vos questions et vous aider à trouver vos propres réponses et solutions.
Contactez-moi pour estimer ensemble la meilleure formule pour vous et votre famille !

Information pratique :

Je reçois à Neufchâteau pour des séances d’une heure au prix de 50€.

Adolescis – Neufchâteau (Belgique)